Mieux comprendre votre dos

Comprendre la mécanique de votre dos pour mieux vous connaître :

Le dos est initialement solide et souple, nous pourrions le comparé à une branche de bambou;

il est constitué :

• De vertèbres qui sont les éléments de soutien de l’édifice, les

articulations entre les vertèbres permettant les mouvements du dos.

• De disques situés entre les vertèbres et dont l’action est semblable à celle d’amortisseurs et de joints souples; système pouvant être comparé à celui de vos chaussures de sport: amorti entre le talon et le sol.

• Des ligaments qui attachent les vertèbres les unes aux autres.

• De muscles qui servent à maintenir ou à faire bouger les différents segments du dos.

• Des vaisseaux sanguins et de vaisseaux lymphatiques; permettant l'irrigation de cette dernière.

• Des voies nerveuses issues de la moelle épinière, se prolongeant de part et d’autre des vertèbres.

 

De nombreux muscles participent à la solidité et au bon fonctionnement du dos ou d’une partie du dos (les abdominaux et les muscles des hanches sont par exemple surtout influents sur le bas du dos: la région lombaire).

Dans les gestes de la vie quotidienne, le dos est en mouvement.

 

La colonne vertébrale, protégée par des ligaments et des muscles, est une des parties les plus robustes du corps.

Certains mouvements et certaines attitudes sont néanmoins susceptibles de déclencher des douleurs : certains gestes brusques ou effectués sans précaution (par exemple, soulever une charge lourde avec le dos plié) ou certains gestes répétés (par exemple, frapper avec une masse).

 

D’une manière générale, le fait de porter un objet lourd de façon répétée augmente les risques pour le dos.

 

Le dos est une partie du corps qui est très sollicitée, ce qui peut engendrer certaines douleurs.

Les causes du mal du dos sont le plus souvent bénignes : la plupart du temps, ce sont les muscles du dos qui font mal. Qu’il s’agisse d’une contracture musculaire ou d’un problème mineur touchant une articulation entre deux vertèbres, ces maux ne sont pas forcément visibles à la radiographie ou au scanner.

C’est l’examen du médecin qui permet d’orienter le diagnostic.

Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur le fonctionnement du dos et sur la prévention du mal de dos, n’hésitez pas à interroger votre médecin.

 

Les 24 heures de votre dos

Certaines personnes n’ont pas mal au dos, mais sentent que leur dos « travaille » quand elles

accomplissent certaines tâches (par exemple nettoyer le sol, jardiner...).

 

D’autres personnes ont mal au dos quand elles reviennent de leur journée de travail ou la nuit. Il s’agit de douleurs, le plus souvent musculaires, qui traduisent une réaction à un effort fourni (comme lorsqu’on a des courbatures après avoir fait du sport de manière inhabituelle).

 

D’autres encore ont mal au dos quand elles sont stressées.

Et vous ? Essayez de repérer les situations, au cours d’une journée type de votre vie, dans lesquelles vous avez l’impression de solliciter particulièrement votre dos, ainsi que les événements qui favorisent votre mal de dos, s’il vous arrive d’avoir mal. Notez-les ci-après. Vous pouvez aussi en parler avec votre médecin.

 

À la maison : « quand je fais la vaisselle », « quand j’aide les enfants à s’habiller », « en me levant le matin », «quand il y a une dispute »...

Au travail : « quand je travaille longtemps sur ordinateur », « quand j’ai pris du

retard », « quand je transporte du matériel », « pendant le trajet pour aller travailler »…

Pendant les loisirs :« parfois, après une balade en VTT », « quand je répare ma voiture »,

« quand je bricole »…

 

Quelles sont vos réactions face à la douleur ?

Pour mieux évaluer la douleur que vous ressentez et son évolution dans le temps, votre médecin pourra utiliser une Échelle Visuelle Analogique.

Cet outil très simple est une réglette plastifiée avec un curseur mobile.

Le recto présente une ligne non graduée allant d’un point « Absence de douleur » à un point « Douleur maximale imaginable ». Votre médecin vous invitera à situer l’intensité de votre douleur sur cette ligne à l’aide du curseur.

Au verso figure une ligne graduée de 10 cm (le 0 représentant l’absence de douleur, le 10 la douleur maximale imaginable). La position que vous avez choisie est ainsi traduite en graduation de 0 à 10, ce qui permet au médecin de mesurer l’intensité de votre douleur à un moment donné et de pouvoir comparer cette mesure d’une consultation à une autre. Ceci facilitera la prise en charge de votre douleur.

 

Votre mal de dos vous gêne-t-il dans votre vie quotidienne ?

Chacun réagit à la douleur à sa manière. Certains prennent tout de suite un médicament, d’autres essayent de penser à autre chose ou d’en parler avec quelqu’un. Certains essayent de se relaxer, d’autres supportent leur mal en se disant simplement que « ça finira bien par passer ». Parfois, ça

améliore la situation. Parfois, non.

 

Et vous, que faites-vous pour faire face à la douleur ?

Ce que vous faites vous soulage-t-il ?

 

Prenez quelques instants pour y réfléchir et, surtout, n’hésitez pas à en parler avec votre médecin.

 

Quand j’ai mal au dos…

- je prends un bain. Cela me soulage / Cela ne me soulage pas

-  j’essaye de me convaincre qu’il y a pire. Cela me soulage / Cela ne me soulage pas

 

Votre mal de dos vous gêne-t-il dans la vie quotidienne ? 

 

Êtes-vous gêné pour… 

• Rester debout ?

• Rester assis ?

• Marcher ?

• Soulever et porter une charge ?

• Dormir ?

• Faire votre toilette ou vous habiller ?

• Les trajets en voiture ?

• Les trajets en transports en commun ?

• Votre vie sexuelle ?

• Votre vie sociale (travail, loisirs, etc.) ?

 Oui, Non, un peu,beaucoup, Je ne le fais plus, Je n’y arrive plus

 

Le saviez-vous ?

Que l’on ait mal au dos ou non, il n’est jamais trop tard pour prendre de bonnes mesures dans la vie quotidienne.

 

On peut :

• assouplir et muscler son dos, entretenir une bonne mobilité du corps, en pratiquant des activités physiques adaptées à ses possibilités (marche à pied, vélo, natation,Pilates Stretching) ;

• apprendre à mieux utiliser son corps pour soulager le dos, par exemple en prenant l’habitude de faire travailler davantage ses jambes et son bassin.

• aménager sa maison, son poste de travail ou sa voiture pour faciliter les mouvements et favoriser les bonnes positions : même des aménagements simples, comme caler son dos quand on conduit, sont utiles.

 

Évidemment, il s’agit de changer certaines de ses habitudes. Ce n’est pas facile. On a parfois le sentiment que ce n’est pas possible. Parce qu’on n’a pas le temps de faire attention à ses gestes ou de faire des exercices, ou qu’on n’a pas les moyens matériels de changer ses conditions de travail ou son équipement à la maison. Effectivement, il y a sans doute des choses que l’on a envie de faire et que l’on peut faire, et d’autres pas. Il s’agit d’y réfléchir, et d’en parler librement avec votre médecin.